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Les traitements

contenu mis à jour le 15/06/2016

Mesures hygiéno-diététiques

Les mesures hygiéno-diététiques sont les premières mesures à mettre en place dans le traitement du diabète de type 2.

Elles consistent en une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.

Certaines règles doivent être suivies :

  • être régulier dans ses apports alimentaires : ne pas sauter des repas et essayer de garder des horaires de repas réguliers.
  • fractionner ses apports journaliers sur la journée avec des collations : cela évitera des apports trop importants de glucides aux principaux repas.
  • varier son alimentation en favorisant les aliments apportant des fibres (légumes, fruits…).
  • limiter la consommation des aliments gras (charcuterie, cacahuète, sauces grasses…).

Une activité physique domestique, de loisir ou sportive est conseillée.

La reprise de toute activité physique de loisir ou sportive doit faire l’objet d’un bilan médical. Elle doit être adaptée à chacun (collective, seul, à deux, intense, modérée…).

 

Source: Direction médicale de Dinno Santé

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L’ASG ou l’autosurveillance glycémique

« l’ASG c’est aussi savoir où on en est ! »

Qu’est ce que l’autosurveillance glycémique ?

Pour connaitre les variations de son taux de sucre dans le sang, le patient diabétique doit vérifier à intervalles réguliers sa glycémie : c’est l'autosurveillance glycémique.

Comment pratiquer l’autosurveillance glycémique ?

Le système d’autosurveillance glycémique est composé d’un lecteur de glycémie, de bandelettes réactives, d’un autopiqueur et de lancettes.

Le lecteur de glycémie mesure la glycémie dans le sang grâce à des bandelettes à usage unique.

L’autopiqueur muni d’une lancette à usage unique permet de prélever une goutte de sang le plus souvent au niveau des doigts de la main.

Pour qui ?

Généralement pour les patients atteints de diabète de type 1, les patients atteints de type 2 sous insuline et les patientes atteintes de diabète gestationnel.

L'autosurveillance glycémique est aussi indiquée, suivant les recommandations du médecin, pour*:

- les patients diabétiques chez qui l'objectif thérapeutique n'est pas atteint;

- les patients diabétiques chez qui une insulinothérapie est envisagée;

- les patients diabétiques traités par insulinosécréteurs.

A quoi ça sert ?

Une glycémie trop élevée (hyperglycémie) peut endommager à long terme plusieurs organes (yeux, cœur, pieds…) ; et certains médicaments peuvent entrainer une baisse trop importante du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie) et entrainer des conséquences graves (coma).

Le suivi de la glycémie a pour but de détecter ces phases d’hyperglycémies et d’hypoglycémies et d’agir en conséquence.

Reportés dans un carnet de suivi (ou carnet d’autosurveillance), les résultats de glycémie permettent :

  • pour le patient de mieux comprendre les effets des facteurs externes sur la glycémie  (alimentation, sport, médicaments…), et  d’ajuster son traitement en fonction de sa glycémie (dose d’insuline);
  • pour le médecin de les interpréter et d’adapter le traitement pour maintenir l’équilibre glycémique;
  • pour le patient et le médecin de dialoguer et de trouver des solutions sur les difficultés que le patient peut rencontrer au quotidien.

Le nombre de test de glycémie à effectuer et les objectifs glycémiques sont déterminés par le médecin.

Quels objectifs ?

L’objectif glycémique est un compromis entre le risque d’une hypoglycémie  et d’une hyperglycémie. Il est défini par le médecin sur deux glycémies :

  la glycémie à jeun (au réveil le matin ou avant un repas)** la glycémie 2h après le repas ou post-prandiale**
patients diabétiques de type 1 entre 70 et 120 mg/dl inférieure à 160 mg/dl
patients diabétiques de type 2 entre 70 et 120 mg/dl inférieure à 180 mg/dl
patientes atteintes de diabète gestationnel inférieure à 95 mg/dl inférieure à 120 mg/dl

* L'autosurveillance glycémique dans le diabète de type 2 : une utilisation très ciblée. HAS Avril 2011.

* * Indications et prescriptions d’un autosurveillance glycémique chez un patient diabétique. HAS Octobre 2007.

 

Source: Direction médicale de Dinno Santé

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Médicament oraux

Les traitements oraux ou antidiabétiques oraux font partie des schémas thérapeutiques de la majorité des patients atteints de diabète de type 2.

Il existe plusieurs types de traitements :

  • les traitements qui stimulent la production de l’insuline par le pancréas : les sulfamides hypoglycémiants et les glinides ;
  • les traitements qui augmentent la sensibilité des cellules à l’insuline et diminuent la libération du glucose par le foie : ce sont les biguanides (comme la metformine par exemple);
  • les traitements qui ralentissent l’absorption des glucides après les repas : ce sont les inhibiteurs de l’enzyme alpha-glucosidase.

De nouveaux traitements ont fait leur apparition :

  • les incrétino-mimétiques qui diminuent la libération du glucose par le foie et imitent l’action d’une hormone intestinale (GLP-1*) qui stimule la sécrétion d’insuline;
  • les inhibiteurs de la DDP-4 qui  augmentent la concentration de GLP-1 qui stimule la sécrétion d’insuline ; et suppriment la libération du glucose par le foie.

Chacun de ces médicaments a des avantages et des inconvénients. Un antidiabétique oral ou une combinaison sera prescrit(e) selon l’évolution du diabète.

* glucagon-like peptide

 

Source: Direction médicale de Dinno Santé

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Traitement par insuline

Le traitement par insuline est toujours indiqué pour les patients atteints de diabète de type 1. L’insuline est aussi proposée aux patients atteints de diabète de type 2, lorsque l’effet des médicaments oraux n’est pas suffisant.

Les insulines

Il existe différents types d’insuline selon leur délai et leur durée d’action :

  • les analogues d’action rapide,
  • les analogues mélangés d’action intermédiaire,
  • les analogues d’action lente.

Quand et comment utiliser l’insuline ?

Différents schémas d’insulinothérapies peuvent être proposés par le médecin :

  • Le schéma à 2 injections par jour associe deux injections matin et soir d’analogues mélangés d’action intermédiaire.
  • Le schéma à 3 injections associe par exemple une injection matin et midi d’une insuline analogue d’action rapide et une injection le soir d’une insuline analogue mélangé d’action intermédiaire ou d’une insuline analogue d’action lente.
  • le schéma « basal-bolus »  (entre 3 et 5 injections par jour) : ce schéma combine l’injection d’une insuline analogue d’action lente et l’injection d’une insuline analogue d’action rapide avant chaque repas.

L’insuline doit être administrée par voie sous-cutanée:

Ces deux modes d’injections d’insuline ont des avantages et des inconvénients. Chaque patient trouvera avec l’aide de son médecin, la solution la plus adaptée.

Par injection 

L’insuline peut être administrée par une seringue ou un stylo.

Le stylo à insuline peut être rechargeable ou jetable.

Il se compose de 3 parties:

  • un support d’aiguille
  • un réservoir d’insuline
  • un dispositif permettant de sélectionner la dose et de déclencher l’injection.

Par pompe à insuline

Le traitement par pompe à insuline peut être prescrit pour le patient diabétique de type 1 ou de type 2 ne pouvant être équilibré par de multiples injections sous cutanées d’insuline (stylo ou seringue) ou pour les patientes atteintes de diabète gestationnel.

La pompe à insuline peut constituer alors une alternative à la multi-injection par stylo ou seringue.

 

Source: Direction médicale de Dinno Santé

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