Injections : comment tenir sur le long terme ?

  • Description de l'image

Gérer un diabète, c’est bien souvent une question de chiffre : le taux de glycémie, le temps écoulé depuis la dernière injection, la quantité de glucides ingérée… Se piquer quotidiennement pour contrôler sa glycémie et s’injecter de l’insuline peut devenir à la longue, difficile à vivre.

Comment tenir quand, au bout de plusieurs années de traitement, les contraintes semblent soudainement trop lourdes ? Et comment aider un proche qui se trouve dans cette situation ?

Patience et tolérance

Pour les proches de la personne qui rejette soudain son traitement, il y a quelque chose de très angoissant puisque le traitement du diabète est essentiel pour prévenir des complications pouvant s’avérer redoutables.

Cependant, il est important d’accepter ce sentiment de ras-le-bol qui est légitime, tout en cherchant des solutions.

Adapter le traitement ?

Bien sûr, quand on se lasse des injections multiples chaque jour, la solution la plus évidente est de passer à une pompe à insuline qui ne demande qu’une piqûre tous les trois jours environ. Cette option n’est cependant pas adaptée à tous.

Même en dehors des pompes, certaines solutions techniques peuvent améliorer la situation, comme le dispositif i-Port advance™ qui est une une chambre destinée à contenir de l’insuline et qui est reliée à une canule insérée sous la peau et permet donc de faire les injections sans se piquer.

Il faut changer l’i-Port tous les trois jours à peu près. Si une réaction allergique ou sous cutanée se manifeste, il est aussi possible de changer d’insuline, d’aiguille ou de stylo injecteur. Parlez-en avec votre médecin traitant !

Trouver de l’aide

D’autres solutions sont moins techniques. Si la difficulté liée au traitement cache le fait que le patient rejette sa maladie, il peut être intéressant de l’aider à faire passer son diabète au second plan dans la mesure du possible : multiplier les activités, aborder le moins possible le thème du diabète dans les conversations, etc. Ce n’est pas évident quand on s’inquiète pour son traitement, mais c’est un effort nécessaire à faire.

Quoi qu’il en soit, une petite visite chez son ou sa diabétologue s’impose. C’est la personne la mieux qualifiée pour discuter des options de traitement et voir comment il est possible éventuellement de l’alléger.

Il est aussi possible de refaire un point avec son équipe soignante pour se remémorer les bons gestes… et se remémorer les bonnes raisons de s’investir dans le traitement.

Pour faire le point sur votre traitement, vous trouverez sur dinnosante.fr tous les principes du traitement du diabète de type 1.  

Source
Cariou, B. et al., Diabetes Metab. 2015 Apr;41(2):116-25. doi: 10.1016/j.diabet.2014.10.007. Epub 2014 Nov 24.