Diabète : quel est le meilleur traitement pour les très jeunes enfants ?

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Depuis quelques années, le nombre de très jeunes enfants (de moins de 5 ans) atteints de diabète ne cesse d’augmenter. Et l’apparition de ce diabète, majoritairement de type 1, est de plus en plus précoce. Quelle est la meilleure option pour traiter les très jeunes enfants ?

Le choix du traitement est toujours fait par le diabétologue ou le pédiatre pour les enfants, en accord avec les parents. La meilleure indication est la pompe à insuline, pour différentes raisons.

Les faibles besoins en insuline de l’enfant

Tout d’abord, votre enfant a besoin que l’insuline lui soit délivrée en petites quantités. En effet, plus il est jeune, plus les incréments (quantité constante d’insuline ajoutée) doivent être petits. Or, les stylos ou les seringues ne permettent que des injections par unité ou demi-unité, tandis que certaines pompes à insuline peuvent injecter des doses inférieures, voire arrêter d’infuser l’insuline pendant un temps défini.

Moins de piqûres

Les enfants font souvent plus de repas que les adultes, en particulier les nourrissons (jusqu’à 7 biberons par jour). Or, à chaque repas, une injection est nécessaire. Cela équivaudrait à 7 piqûres. Avec la pompe à insuline, vous ne devez piquer l’enfant que tous les 3 jours, au moment du changement de cathéter.

La pompe à insuline est une facilité également quand on fait garder l’enfant : la nounou ou les grands-parents ne doivent pas réaliser d’injections, il leur suffit d’appuyer sur un bouton de la pompe.

Une surveillance accrue

Même si la pompe à insuline est reconnue scientifiquement pour améliorer l’équilibre glycémique, plus instable chez les enfants, elle comporte quelques inconvénients. Le principal est qu’elle nécessite une surveillance plus intense de la glycémie capillaire, pour prévenir la survenue d’une hyperglycémie.

En cas de panne de la pompe, de tubulure bouchée ou d’oubli de la recharger, le corps n’a pas de réserve d’insuline comme la pompe à insuline ne contient que de l’insuline rapide, contrairement aux injections qui contiennent de l’insuline lente ou intermédiaire qui durent dans le temps (à action prolongée).

Pompe à insuline et éducation thérapeutique

Qui dit pompe à insuline, dit moins de piqûres. C’est un confort pour l’enfant diabétique et pour la personne qui le soigne.

Il faut rappeler que quel que soit le choix, pompe à insuline ou pas, une éducation thérapeutique est toujours nécessaire : sur ce qu’est le diabète, sur l’utilisation de la pompe à insuline, et sur la gestion des situations particulières d’hypoglycémies et d'hyperglycémies.

Certains pédiatres préfèrent d’abord éduquer les enfants et leurs parents à la gestion d’un traitement par multi-injections d’insuline pour leur apprendre à mieux distinguer la basale des bolus avant de passer à un schéma utilisant un seul type d’insuline et pouvant être délivré sous deux modes différents (basale, bolus) grâce à une pompe à insuline.

Envie de renseignements supplémentaires sur la pompe à insuline ? Dinno Santé vous dit tout dans cet article : Pompe à Insuline

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