Comment trouver de l’information fiable sur internet ?

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Faut-il se renseigner sur internet avant d’aller voir votre médecin ? « Ce n’est même pas la peine de se poser la question. C’est instinctif, donc que ce soit bon ou pas, notre société s’informe grâce à ce vecteur d’informations.

C’est comme ça et il ne faut pas revenir dessus. La seule question à se poser est de savoir comment identifier la source et comment garantir la validité de l’information », répond Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques.

La certification des sites internet

Pour pouvoir identifier une source digne de confiance dans le milieu médical, il existe un label comme celui d’« Health on the net » (HON). Il signale qu’un site respecte huit grands principes :

1. Indiquer la qualification des rédacteurs

2. Compléter et non remplacer la relation patient-médecin

3. Préserver la confidentialité des informations personnelles éventuellement soumises par les visiteurs du site

4. Attribuer les informations aux sources et dater les pages

5. Justifier toute affirmation au sujet de produits ou d’objets santé

6. Rendre les informations de contact de l’éditeur du site accessible : identifier le webmaster, fournir une adresse de contact, etc.

7. Présenter de façon honnête les sources de financement du site

8. Bien faire la différence entre ce qui est publicitaire et ce qui est institutionnel.

Pendant plusieurs années, la fondation HON a été mandatée par la Haute Autorité de Santé pour certifier les sites internet santé de France. Un label HON était donc une reconnaissance officielle.

Ce n’est plus le cas depuis 2013, la HAS travaillant sur une autre forme de reconnaissance. Cependant la certification HON reste active et repose toujours sur les mêmes critères. Le site de Dinno Santé est d’ailleurs certifié HON.

Quoi qu’il en soit, face à la multiplication des canaux d’information, il est nécessaire de « recouper » une information trouvée sur internet en vérifiant qu’on la trouve aussi sur d’autres sites ou d’autres médias, afin de s’assurer qu’elle est juste et pertinente.

Il est aussi très important de prêter attention à l’émetteur et à son financement : « À partir du moment où l’on identifie bien la source et qui la finance, on peut se faire une opinion quant à la fiabilité de l’information.

Il faut que la transparence soit totale » précise Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques.

Les réseaux sociaux et les blogs sont des ressources précieuses. Ils permettent à tout le monde de s’exprimer, de partager des expériences, des astuces… mais toutes ces informations ne sont bien sûr pas validées scientifiquement.

Par ailleurs, n’oublions pas que toute personne qui a une audience sur internet est susceptible d’être contactée, voire payée, par une marque ou autre pour faire passer un message.

Sources anglophones ou françaises ?

Vous voulez les informations les plus fiables ? Il vous reste alors la possibilité de trouver directement les données scientifiques validées.

Seul inconvénient : elles sont assez difficiles à comprendre et surtout, dans le secteur de la santé, l’information scientifique de référence est publiée en anglais.

Une base de données comme Pubmed par exemple est incontournable. Ceci étant dit, « de bonnes études sont faites en France et par des chercheurs français » rappelle Gérard Raymond.

On trouve des informations d’excellente qualité sur un site comme celui de la fondation de la recherche sur le diabète par exemple. Dont les sources françaises ont été validées !

Généralement, les recherches sur internet sont faites par le patient, sans son médecin. Les diabétologues n’ont peut-être pas toujours le réflexe de signaler les bons sites où se renseigner ; mais il est tout de même important de parler avec eux des informations trouvées sur la toile.

Sur le site Dinnosante.fr, trouvez de l’information validée par des spécialistes adaptée à votre profil : https://www.dinnosante.fr/fre/5/simplifier-son-quotidien/simplifier_fiches/liste

Sources :
https://www.healthonnet.org/home1_f.html
https://ec.europa.eu/commfrontoffice/publicopinion/flash/fl_404_fact_fr_en.pdf