Le diabète à l'université

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Même en étant diabétique on peut avoir une vie d’étudiant. Il suffit de bien s’organiser et de prendre toutes les précautions nécessaires avant de vivre ce moment. Alors vous êtes prêt ? À vos écrans, vous avez 3 minutes pour lire ces conseils !

1. Bien s’entourer

Devenir étudiant, c’est quitter le nid familial. Il faut s’assurer que dans le nouvel environnement,  il y aura des personnes référentes sur lesquelles l’étudiant puisse compter : médecin traitant ou diabétologue pouvant le suivre et le conseiller, entourage prévenu de ce qu’est la maladie et des initiatives à prendre en cas de problème.

Un contact régulier doit aussi être maintenu avec la famille, au moins le temps que le réseau social se fasse sur place.

2. Avoir un diabète équilibré

Même un déséquilibre modeste fatigue, voire épuise, et demande du temps pour retrouver une glycémie correcte. Le plus important pour un étudiant diabétique est de maintenir une glycémie aussi équilibrée que possible pour éviter les répercussions sur l’apprentissage. D’où une bonne surveillance des glycémies et un traitement bien conduit.

Ce challenge n’est pas facile à relever, surtout lors de période d’examen où le stress est à son paroxysme ! Un peu de sport peut aérer votre esprit et vous faire sentir plus léger et moins stressé.

3. Maintenir une hygiène de vie

Il n’est pas évident de garder de bonnes habitudes quand on change complètement d’environnement. Les heures de sommeil diminuent souvent. Les horaires de cours ne sont pas toujours compatibles avec des repas réguliers : il est important de prévoir à l’avance son alimentation.

Par ailleurs, les occasions de boire de l’alcool, parfois à l’excès, se multiplient.

Si boire un verre n’est pas interdit aux étudiants qui ont du diabète, la modération est une nécessité absolue et il faut toujours s’alimenter en parallèle. Dans ce genre de situation, il est important de s’entourer de personnes sur qui compter et qui sauront réagir en cas de malaise.

4. Bien prévoir un éventuel départ à l’étranger

À l’heure actuelle, qui dit études dit bien souvent expatriation temporaire. Un(e) étudiant(e) qui a du diabète peut très bien passer du temps à l’étranger, à condition de se poser bien à l’avance la question du traitement :

  • remboursement,
  • livraison éventuelle de matériel ou d’insuline,
  • stockage,
  • etc…

Enfin, on peut conseiller de se renseigner avant de choisir une destination sur les conditions sanitaires et les services de santé du pays.

5. Profiter d’un tiers-temps supplémentaire

Les étudiants diabétiques peuvent bénéficier d’un tiers-temps supplémentaire pour leurs épreuves. Les informations seront disponibles auprès de l’Université. Cela n’empêchera pas, bien sûr, d’anticiper les éventuels problèmes avec encore plus de soin en période d’examen ou de concours pour mettre toutes les chances de son côté.

Il est tout à fait possible d’allier diabète et vie étudiante que ce soit dans son pays ou à l’étranger. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est important de prendre ses précautions, et s’organiser. Il faut prendre le temps de poser les bonnes questions à votre diabétologue et de vous assurer des différentes possibilités qui s’offrent à vous pour vos soins.

Vous avez déjà vécu cette expérience, partagez-nous vos conseils.

Source :
Anne Le Borgne, infirmière d’éducation au diabète, service de diabétologie – endocrinologie, CHU de Grenoble.