Comment parler du diabète aux tout-petits ?

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Quand les questions viennent de votre enfant, vous pouvez vous appuyer sur les messages donnés par les soignants, et sur ses propres connaissances. Mais les autres ? Petits frères et sœurs, cousins, copains d’école, voici cinq conseils pour bien leur parler du diabète.

1) Attendre les questions

Pas facile de savoir ce qui se trame dans la tête des enfants : avec leur imaginaire riche et leurs idées qui vont à 100 à l’heure, essayer de devancer leurs questionnements est un exercice compliqué. Il est donc recommandé d’attendre que des questions soient posées et d’y répondre ensuite, pas l’inverse. Soyez bien à l’écoute pour ne pas passer à côté d’interrogations déguisées, comme un « Milo ne joue pas avec nous » qui peut cacher « Pourquoi doit-il passer du temps à l’infirmerie avant d’aller à la cantine ? »

2) Viser la simplicité

Les tout-petits ne comprendront pas les explications complexes, et ils ne perçoivent pas le temps qui passe comme les adultes. Inutile donc de vous lancer dans de grandes explications sur la glycémie et son impact à long terme. Faites très simple : « Milo a une maladie qui s’appelle diabète et il a besoin de prendre un médicament avant chaque repas ». Quand les enfants grandiront et atteindront 7 ou 8 ans, il sera temps d’aborder des thèmes plus complexes. Vous pouvez utiliser GlucoZor, une application ludique qui vous permet d’aborder facilement le sujet à l’aide d’un petit dinosaure diabétique.

3) Écouter aussi l’enfant atteint de diabète

Quand vous informez des proches et des pairs de votre enfant atteint de diabète, n’oubliez pas que vous parlez de lui ou d’elle. Il faut donc respecter aussi ses pudeurs et son envie éventuelle de discrétion. C’est encore un argument en faveur des réponses simples, mais n’oubliez pas que vous pouvez aussi simplement ne pas réponse. Ainsi, face à un camarade de classe un peu curieux, vous pouvez dire « ça, ça regarde Milo, si tu veux en savoir plus tu peux lui poser la question ! »

4) Trouver des relais éventuels

Si vous trouvez qu’il y a beaucoup de questions autour de votre enfant, vous pouvez compter sur d’autres personnes qui peuvent informer son entourage. Les petits enfants de la famille pourraient assister à une séance d’éducation thérapeutique dans le centre hospitalier dans lequel est suivi l’enfant par exemple. Ainsi, si l’enfant est sous pompe à insuline, son entourage peut être formé à minima sur le traitement et le matériel par le prestataire de santé. Et à l’école, on peut réfléchir à une intervention de l’infirmière scolaire, ou du prestataire de santé, dans la classe pour expliquer la maladie, le traitement sous pompe à insuline si c’est le cas. L’enfant peut également utiliser l’application GlucoZor pour parler de son diabète avec ses camarades. Ludique, cette application permet d’aborder le sujet facilement entre enfants.

5) Échanger avec le prestataire de santé

Généralement, le regard des autres à l’école maternelle et en début d’école primaire n’est pas très difficile à vivre pour les enfants atteints par le diabète. Les questions sont très concrètes : « Est-ce que tu peux tout de même venir à ma fête d’anniversaire, est-ce que ta pompe à insuline te fait mal, etc.». En fait, c’est souvent pour les parents que les questions sont douloureuses, parce qu’elles renvoient à un diagnostic qui n’est pas facile à accepter. N’hésitez pas à en parler au prestataire de santé qui pourra vous épauler.

Vous avez besoin d’un support ludique pour parler du diabète ? Faites connaissance avec Glucozor, le petit dinosaure qui apprend le diabète aux enfants.